Développer, mais pas (peu) coder : la prouesse du Low code/No code

Avril 2021 Marché et Tendances

Construire des applications sans coder, ou à peine, mais en quelques semaines seulement : c’est possible grâce aux outils de Low code/No code. Si cette tendance technologique n’est pas nouvelle, elle a le vent en poupe, car elle s’adapte parfaitement aux usages imprégnés par le cloud et sa fluidité, au besoin de digitaliser rapidement les activités et à la mise à distance des ressources dans le contexte de la crise sanitaire. Visite guidée du Low code/No code dont l’offre s’enrichit et répond aux projets des experts, comme des non-experts du code. 

Le Low code/No code propose aujourd’hui un riche panel d’outils de développement « prémâché », disponibles sur des plateformes cloud depuis lesquelles construire en toute simplicité une nouvelle application. Le principe existe de longue date, puisqu’il se retrouve par exemple dans Excel, les générateurs d’applications mobiles ou de type RAD (Rapid Application Development). Ce qui change aujourd’hui : une offre qui se diversifie pour répondre à davantage de cas d’usage.

En effet, développer des applications n’est plus l’apanage des services informatiques. Aujourd’hui, de nombreux opérationnels ont besoin de prendre la main sur la digitalisation rapide et pratique de leurs activités sans toucher à aucun code (No code). Les codeurs professionnels ne sont toutefois pas en reste : le modèle les seconde pour accélérer leurs projets ou cultiver leur polyvalence sur plusieurs technologies, avec un minimum de code à apprendre et à manipuler (Low code).

Parce qu’il supprime tout ou partie du code, le Low code/No code se trouve plébiscité pour améliorer les capacités d’innovation et accroître la productivité dans les organisations. De plus, les outils de Low code/No code sont disponibles sur des plateformes en ligne, ce qui contourne de nombreuses complexités techniques (contraintes d’exploitation, hébergement, maintenance, évolutivité…).

Concept de glisser - déposer (Drag and Drop)

La modélisation fonctionnelle aux mains de l’utilisateur

Caractéristique des plateformes Low code/No code: une interface très intuitive et visuelle qui fonctionne en mode cliquer-glisser accessible par tous. Depuis cette interface, l’utilisateur se concentre sur la description du besoin fonctionnel – plus exactement, sur sa modélisation par le biais de modelers ou méta-modèles prévus sur la plateforme. Ainsi, l’utilisateur définit l’organisation des données, leurs traitements et l’affichage souhaité. Sous le capot, l’outil se charge de mettre en code et d’automatiser le logiciel voulu et de gérer les aspects techniques pour exécuter les modèles définis par l’utilisateur.

Parmi les scénarios auxquels le Low code/No code s’adapte particulièrement bien figure la mise en œuvre de bases de données. Le Low code/No code simplifie à l’extrême la création d’un serveur de base de données, de structures de base de données, ou l’alimentation des données dans ces structures. L’intérêt concerne tant les non-experts, que les informaticiens qui doivent travailler sur différentes technologies. Le Low code/No code leur permet en effet de monter en force rapidement sur des technologies qui ne font pas partie de leurs spécialités. Un atout qui n’échappe pas aux services informatiques à l’heure d’une pénurie quasi universelle de compétences !

No ou Low ? À chacun sa version du Low code/No code

Selon les solutions, le Low code/No code met les curseurs plus ou moins hauts en termes d’automatisation et de contrôle de l’application par l’utilisateur-développeur. En synthèse, plus l’usage de l’outil est simple, plus l’outil prend le développement en charge selon ses modèles, et moins l’utilisateur ne peut intervenir dans l’application générée. À l’inverse, si l’outil est très flexible, cela implique que l’utilisateur intervient plus finement dans les rouages de l’application, donc détient aussi davantage de connaissances techniques. Tout dépend qui est l’utilisateur et quel est son besoin.

En général, les utilisateurs non-experts se retrouvent dans les rangs des opérationnels, collaborateurs en entreprise ou entrepreneurs. Ce profil va souvent disposer de peu de temps, d’un petit budget, et d’un besoin urgent de doter leurs clients d’un service pratique, ou de rationaliser des procédures de travail trop chronophages ou cloisonnées. L’approche est donc orientée solution immédiate, avec la nécessité de pouvoir tester et faire évoluer rapidement si le premier jet ne convient pas tout à fait. Ces utilisateurs cherchent avant tout à être autonomes pour lancer un site web, proposer une application mobile, réunir en un outil collaboratif des informations disséminées dans un service. 

Les développeurs professionnels vont recourir aux Low code pour accélérer des pans de projets plus complexes, répondre aux demandes de micro-applications qui ne sont pas prioritaires, sans oublier la possibilité de monter à bord de technologies éloignées de leur cœur d’expertise, de Kubernetes aux technologies de bases de données, en passant par les développements front ou backend. Les codeurs professionnels peuvent aborder des solutions Low code plus exigeantes en termes de connaissances techniques et monter le contrôle sur l’application au cran supérieur, puisque le peu de code à manipuler reste tout à fait abordable à leur niveau d’expertise.

Repérer la bonne solution Low code/No code

Sur le marché, l’offre Low code/No code se présente par type d’objectif de l’utilisateur : lancer un site Web, une appli mobile, des applications métier ciblées, gérer des données, automatiser des flux…
Si une plateforme Low code/No code correspond bien à un projet donné, reste à s’assurer qu’elle sera aussi adaptée à l’utilisateur. 

Plusieurs critères méritent d’être étudiés pour faire le bon choix : 

La possibilité de tester : de nombreux outils offrent une période de test gratuit, aussi il ne faut pas se priver d’en essayer plusieurs. La prise en main sans engagement est idéale pour vérifier que le niveau de compétence technique requis correspond bien à celui de l’utilisateur. Par exemple, sortir un site Web simple ne justifie pas de partir sur un avion de chasse.

La fiabilité : mise en œuvre sans heurt, service disponible sans interruption ou absence de bug, il est tout à fait légitime de s’assurer qu’une plateforme d’outils Low code/No code tient bien la route !

La compatibilité avec d’autres solutions du SI : une fois l’application développée en Low code/No code, il faut qu’elle fonctionne dans l’écosystème du SI de l’entreprise. C’est pourquoi l’outil utilisé doit faciliter les interactions avec d’autres solutions par export ou import de données ou par appel et mise à disposition d’API. 

Du monde au bout du fil : aussi simple soit un outil de Low code/No code, il va demander un minimum de formation et à l’usage, des conseils pour démêler les cas de figure imprévus. Il faut donc vérifier que les tutoriels de prise en main amènent bien à l’autonomie visée et que la communauté autour de l’outil est suffisamment vivace pour apporter de l’aide quand besoin est.

Passer à plein régime : d’une part, il ne faut pas hésiter à opter pour les versions payantes des plateformes souvent disponibles en freemium au premier abord. La richesse fonctionnelle des versions payantes fait gagner un temps précieux et booste l’efficacité de l’utilisateur pour un abonnement tout à fait abordable. D’autre part, si un outil Low code/No code arrive à ses limites après un temps, il faut pouvoir en changer facilement pour passer à un outil plus trapu – ce qu’un utilisateur déjà habitué au Low code/No code fera sans peine.

Low code/No code dans l’ERP ?

Finalement, ce concept technologique qui vous permet d’optimiser votre temps et gérer les plateformes que vous utilisez facilement ne s’apparente pas seulement à des projets comme la création d’une application, d’un site web, la gestion de votre communication... il a également vu le jour dans des systèmes plus complexes comme les ERP. Votre éditeur met en place un grand nombre d’outils vous permettant de prendre la main et de personnaliser vos interfaces sans avoir à passer par des développements en interne chronophages et coûteux.

Dans le cadre de l’ERP Sylob, les équipes ont mis en place de nombreuses possibilités de personnalisation de l’application selon les besoins spécifiques et leur évolution dans le temps. Ces fonctionnalités sont conçues pour être utilisées sans compétence informatique et satisfont les entreprises qui recherchent un logiciel de gestion puissant et évolutif pour les accompagner dans leur croissance future. A travers ces outils, vous retrouverez notamment :

  • Les tableaux de bords
  • Les écrans de saisie
  • Un assistant à la création de requêtes
  • Un processus à l’aide des tâches à réaliser
  • La personnalisation du modèle de données

Si le sujet vous intéresse, nous vous invitons à lire notre article : Les outils de personnalisation disponibles dans l’ERP Sylob

 

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